{"id":4797,"date":"2016-02-24T08:18:31","date_gmt":"2016-02-24T08:18:31","guid":{"rendered":"http:\/\/capethemes.com\/demo\/litera\/?p=4797"},"modified":"2025-10-21T18:42:41","modified_gmt":"2025-10-21T22:42:41","slug":"runs-towards-the-maybury-hill-embeds-test","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/runs-towards-the-maybury-hill-embeds-test\/","title":{"rendered":"Soci\u00e9t\u00e9 matriarcale en R. D. Congo"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une soci\u00e9t\u00e9 politique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour rappel, les peuples install\u00e9s dans le bassin du fleuve Congo, depuis le bassin versant du Nil jusqu\u2019au bassin versant du Zamb\u00e8ze, sont consid\u00e9r\u00e9s comme Bantous selon J. Ki-Zerbo (1978). Dans cette r\u00e9gion de l\u2019Afrique subsaharienne, il existait des soci\u00e9t\u00e9s bien organis\u00e9es, capables de ma\u00eetriser leur environnement.<\/p>\n\n\n\n<p>La majorit\u00e9 des communaut\u00e9s \u00e9taient dirig\u00e9es par des chefs issus des lignages des chefferies, selon de nombreuses \u00e9tudes. Le groupe politique le plus connu pour son premier contact avec les Portugais en 1482 est le Royaume du Kongo. Les habitants, qui se d\u00e9signaient eux-m\u00eames comme Kongolais, faisaient preuve, selon un auteur de l\u2019\u00e9poque, d\u2019\u00ab une grande estime de soi \u00bb.\nD\u00e8s le XVe si\u00e8cle, leur musique \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9r\u00e9e comme pleine de beaut\u00e9 et de raffinement. \u00c0 son apog\u00e9e, ce royaume situ\u00e9 sur les rives du fleuve Congo, appel\u00e9 Nzadi par les Kongolais, \u00e9tait un royaume important. Entre le XVe et le XVIe si\u00e8cle, il couvrait des territoires correspondant aujourd\u2019hui \u00e0 l\u2019Angola, l\u2019ouest de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, le Congo-Brazzaville et le Gabon.\nSa capitale s\u2019appelait Mbanza Kongo (nomm\u00e9e San Salvador par les Portugais) et le roi portait le titre de Manikongo. Le syst\u00e8me monarchique pr\u00e9sentait certaines particularit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les origines d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 matriarcale<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"750\" src=\"https:\/\/museeafrica.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/chasse-mouche1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6976\" srcset=\"https:\/\/museeafrica.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/chasse-mouche1.jpeg 1000w, https:\/\/museeafrica.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/chasse-mouche1-300x225.jpeg 300w, https:\/\/museeafrica.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/chasse-mouche1-768x576.jpeg 768w, https:\/\/museeafrica.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/chasse-mouche1-458x344.jpeg 458w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>\u00c9chantillons de tissus volants<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la plupart des monarchies europ\u00e9ennes, les syst\u00e8mes de transmission h\u00e9r\u00e9ditaire du pouvoir se font de p\u00e8re en fils, comme l\u2019imposait la loi salique dans le royaume des Francs. Il n\u2019en \u00e9tait rien dans le Royaume du Kongo, o\u00f9 le matriarcat \u00e9tait plus r\u00e9pandu qu\u2019on ne le pense. Cette coutume d\u00e9finissait les r\u00e8gles de succession et m\u00eame d\u2019h\u00e9ritage.\nTous les parents proches du roi, c\u2019est-\u00e0-dire le Manikongo, son fils ou son neveu, pouvaient th\u00e9oriquement postuler au tr\u00f4ne. Cependant, la pr\u00e9f\u00e9rence allait \u00e0 la succession matrilin\u00e9aire. Avant sa mort, le roi, le Manikongo, indiquait son choix.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe une forme unique de transmission du pouvoir de l\u2019oncle au neveu. Mais ce pouvoir n\u2019est pas accord\u00e9 \u00e0 n\u2019importe quel neveu. Ainsi, la succession est assur\u00e9e uniquement avec le fils a\u00een\u00e9 de l\u2019une des s\u0153urs du roi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Girl Power? ou pouvoir f\u00e9minin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, le royaume pr\u00e9colonial du Kongo a cr\u00e9\u00e9 sa propre dynastie, garantissant que le pouvoir restait entre les mains d\u2019une seule et m\u00eame famille. D\u2019o\u00f9 l\u2019importance de la succession par le neveu, issu des s\u0153urs du souverain, appel\u00e9 Manikongo.\nIl convient de rappeler que toutes les tribus du royaume du Kongo reconnaissaient la polygamie. Il ne fait aucun doute que cette polygamie a \u00e9galement engendr\u00e9 des d\u00e9savantages, par exemple en termes de droits des femmes et des enfants. M\u00eame les souverains et notables du royaume n\u2019ont pas toujours pu r\u00e9sister aux tentations charnelles. Ici, il ne faut pas confondre seconde ou troisi\u00e8me \u00e9pouse avec des ma\u00eetresses.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le mariage traditionnel, c\u2019est-\u00e0-dire polygame, la 2\u1d49 et la 3\u1d49 \u00e9pouse \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme de v\u00e9ritables \u00e9pouses. Les citoyens ordinaires pouvaient parler librement des ma\u00eetresses r\u00e9elles ou suppos\u00e9es du roi ou de son entourage. Dans un tel contexte, on ne savait pas toujours si le fils \u00e9tait r\u00e9ellement celui du p\u00e8re, tandis qu\u2019il \u00e9tait certain que le neveu \u00e9tait de son sang.<br>Hence for the king the importance of the succession by his nephew. Power is thus found alongside the Queen Mother and the king\u2019s sister, the Manikongo. It is important to note that the niece was not named.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"750\" src=\"https:\/\/museeafrica.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Chapeau-du-roi1-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6977\" srcset=\"https:\/\/museeafrica.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Chapeau-du-roi1-1.jpeg 1000w, https:\/\/museeafrica.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Chapeau-du-roi1-1-300x225.jpeg 300w, https:\/\/museeafrica.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Chapeau-du-roi1-1-768x576.jpeg 768w, https:\/\/museeafrica.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Chapeau-du-roi1-1-458x344.jpeg 458w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" id=\"caption-attachment-5468\"><strong>Chapeau du roi<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce br\u00e8ve aper\u00e7u de cette soci\u00e9t\u00e9 nous conduit \u00e0 examiner l\u2019importance de la femme, ici repr\u00e9sent\u00e9e par la s\u0153ur du roi, le Manikongo ou la reine m\u00e8re. Ce matriarcat place la femme au premier plan. Elle est la g\u00e9nitrice du pouvoir. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 elle que la dynastie a perdur\u00e9.\nAujourd\u2019hui, en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, pays francophone de pr\u00e8s de 80 millions d\u2019habitants, riche de sa diversit\u00e9 linguistique et culturelle, un grand nombre de personnes continuent de perp\u00e9tuer cette tradition sans en conna\u00eetre les origines. Mais ce Girl Power africain m\u00e9rite d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 et reconnu, malgr\u00e9 ses limites.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 du respect de la tradition, le r\u00f4le de la femme m\u00e9rite un examen approfondi pour faire face aux enjeux de notre \u00e9poque. L\u2019\u00e9galit\u00e9 r\u00e9elle entre hommes et femmes reste encore \u00e0 l\u2019ordre du jour.<\/p>\n\n\n\n<p>Armand M\u2019Batika, Ph.D.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"tmnf_excerpt clearfix\"><p>Une soci\u00e9t\u00e9 politique<\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":6975,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[73],"class_list":["post-4797","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-musee-africa","tag-tests"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4797","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4797"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4797\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6978,"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4797\/revisions\/6978"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6975"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4797"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4797"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/museeafrica.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4797"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}