Les bidonvilles et les scènes urbaines d’Afrique, du Canada et d’ailleurs, qui nourrissent ses gestes picturaux, lui offrent une abondance de personnages, d’objets, de graffitis et surtout de couleurs. Cependant, il rompt avec l’approche photographique attendue grâce à la singularité de sa technique de peinture, qui élimine toute lueur lumineuse. En effet, il refuse de faire scintiller son huile. Celle-ci est traitée selon un art dont il garde le secret, et qui confère à son toucher des tons mats, empreints d’un fort aspect vieilli.